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Canada : Les gangs de rue «d'allégeance rouge» crient vengeance pour leurs chefs assassinés

Posted by Niss Anmwe
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on Thursday, 16 August 2012 in News

Montréal       Peu avant son assassinat, « Big » Chénier Dupuy a pris part à une réunion au sommet avec le leader d’un gang rival parrainé par les Hells Angels, où il a juré de ne jamais s’associer aux motards.                                                                                                                                                                                                                                                                               

La rencontre a dégénéré, marquant le début de la fin pour le président des Rouges.

C’est ce que le Journal a pu apprendre de sources policières et de proches du milieu des gangs de rue, en trame de fond de la fusillade de vendredi soir aux Galeries d’Anjou.

Réunion houleuse

Selon nos informations, des chefs et membres influents de gangs de rue se sont réunis en terrain neutre, le mois dernier, au Bourbon Street Club, à Sainte-Adèle, dans les Laurentides.

L’objectif était de discuter de la création d’un partenariat d’affaires dans le marché interlope, regroupant les diverses factions des gangs de rue d’allégeance rouge ou bleue à Montréal.

D’après nos sources, la réunion s’est tenue à l’initiative de Gregory Woolley, un protégé de Maurice « Mom » Boucher et tuteur des Syndicates, un gang de rue à la solde des Hells Angels qui a été fondé au plus fort de la guerre des motards, en 1999, et ayant la mainmise sur une large part du marché de la drogue au centre-ville. Un territoire que Dupuy convoitait d’ailleurs.

«Licheux de bécyc»

Gregory Woolley souhaiterait unifier les gangs de rue « pour qu’on soit tous sous le contrôle des motards », a affirmé au Journal un membre des Rouges pour qui Chénier Dupuy était comme « un frère », hier.

« Comme plusieurs vétérans des Bloods, Chénier a dit qu’il ne voulait rien savoir de lui, qu’il ne travaillerait jamais pour les motards et les «licheux de bécyc». Chénier l’a même brassé, devant ses "goons", devant tout le monde », a mentionné ce proche de Dupuy après avoir requis l’anonymat.

Lamartine Sévère Paul — membre influent des Rouges, lui aussi abattu vendredi soir, à Laval — était également à ce rendez-vous et faisait front commun avec son compatriote.

L’impasse s’est creusée une semaine plus tard, quand le chef des Bo-Gars s’est de nouveau frotté à Woolley lors d’une rencontre fortuite au club de danseuses Solid Gold, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal. Là où, en 2008, Dupuy avait échappé à une fusillade dont il était la cible.

Puis, au lendemain de ce deuxième affrontement en autant de semaines, Dupuy aurait tabassé un homme de main des Syndicates, en face d’une succursale montréalaise du concessionnaire automobile John Scotti.

Les policiers ont prévenu Dupuy que sa tête était mise à prix, peu de temps avant qu’il ne soit abattu alors qu’il se trouvait à bord d’un véhicule en compagnie d’un autre Rouge, Hansley Joseph, dans le stationnement des Galeries d’Anjou.

Les vétérans des Rouges étaient également au courant de cette menace. « C’est la guerre! Ça ne restera pas impuni. Attendez-vous à ça bientôt. Ça va frapper fort », a prévenu le camarade de Dupuy.

 

Mardi, l’inspecteur-chef Charles Mailloux, du SPVM, a admis que la piste de ce conflit était étudiée par les enquêteurs « mais on n’est pas à l’étape de rencontrer M. Woolley à ce stade-ci », a-t-il dit au Journal.

 

Eric Thibault

Source/JournaldeMontreal

Photo/journaldeMonreal

www.anmwe.com

 

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